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Le
Baptême d'Achille |

De l'influence des bains. Poèmes par
M. Vigier :
Comme on trempe une arme de
guerre,
Thétis de son moutard voulant faire un héros,
Le trempa dans le Styx dès qu'il vit la lumière ;
Ce qui prouve qu'un bain est bon à tout propos.
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L'éducation
d'Achille |

Iliade. Traduction
philosophique de Mr Pantin :
L'inflexible Chiron faisant chaque matin
Endéver bien souvent son élève mutin.
Las ! que de professeurs rompent nos jeunes têtes
Et sans être sans torts sont plus qu'à moitié bêtes.
Endéver : faire enrager
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L'enlèvement
d'Hélène |

Énéide,
travestie par M. Patin :
Pâris qui par
amour sur les dents s'était mis
N'était plus guère bon qu' à fumer un cigare.
Hélène le savait, aussi sans crier gare,
Sur ses robustes bras elle enleva Pâris.
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La
colère d'Agamemnon |

En vain le Roi des Rois épuisait dans
sa rage
Ses jurons de troupier qu'ici nous abrégeons.
Achille restait sourd et cloué sur la plage
Pleurait sa Briséis en pêchant des goujons. |
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Achille
sous sa tente |

"Ce précieux bas-relief a
été découvert dans les ruines de l'antique Boule rouge
(Faubourg Montmartre) par notre infatigable voyageur M.
Texier. Selon M. Ingres, Phidias seul peut en être
l'auteur."
Iliade, traduction discrète du Président P... :
De Briséis en
pleurs se rappelant les charmes
Le héros se plaisait en sa morne douleur
Et vainement Patrocle en fourbissant ses armes
Tentait de ranimer sa bouillante valeur.
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Ménélas victorieux |

Iliade.
Traduction Bareste :
Sur les remparts fumants de
la superbe Troie
Ménélas fils des Dieux comme une riche proie,
Ravit sa blonde Hélène et l'emmène à sa cour
Plus belle que jamais de pudeur et d'amour.
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Les
filets de Vulcain |

Un célibataire D.M.F.P. (?) :
Ce vilain serrurier sachant
que son épouse
Parlait à Mars d'un peu trop près,
Forgea d'impitoyables rets,
Et les pinça tous deux jasant sur la pelouse.
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Mars et Vénus |

Quatrain familier de M. Ancelot :
Dans ce traquenard érotique
En voyant les amants tous les dieux furent pris
De ce fameux rire homérique
Réservé depuis lors aux malheureux maris. |
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Les
nuits de Pénélope |

Odyssée,
chant II. Traduction indiscrète de M. Villemain :
De son époux absent
l'adorable profil
Toujours à ses doux yeux brillait comme une étoile
Mais pour tramer ainsi sa toile
Il fallait qu'elle eût un fier fil.
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Le
désespoir de Calypso |

Fénelon. Variante du L. XI :
Dans le vain espoir d'oublier
L'ingrat pour qui son coeur sanglote,
Cette nymphe avait dans sa grotte
Fait tendre un joli papier.
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Présentation
d'Ulysse à Nausica |

Odyssée,
traduction inédite de M. Casimir :
À l'aspect du héros
souillé de limon noir
Tout fuit mais Nausicaa dans sa pudeur naïve,
Lui dit en rougissant sans quitter sa lessive :
"Quel dieu, noble étranger, t'amène en mon lavoir ?"
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Le
retour d'Ulysse |

Odyssée. Poésie légère de
M. Vatout :
Aux portes du
palais son caniche fidèle
Seul de ses vieux amis le reconnut soudain,
Et fut, sublime instinct ! s'emparer d'une écuelle
Pour seconder Ulysse en son rusé dessein.
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Ulysse
et Pénélope |

Oeuvre badine de M. Vatout :
Chastement étendus sur leur
pudique couche,
Ces deux nobles époux se retrouvaient enfin.
Et quand Ulysse ronfla sur sa charmante bouche
Pénélope commit une amoureux larcin.
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