Dans
les riches Palais de la voûte étoillée,
Des
Dieux en ce moment, la troupe est assemblée ;
Hébé
leur présentoit le nectar précieux,
De
l'immortalité, soûtien délicieux.
Ils
regardoient de-là le sort douteux de Troye,
Avec
des sentimens de douleur ou de joye.
Car,
malgré leur pouvoir, l'encens & les autels,
Ils
sont des passsions les sujets immortels.
Eh ! quoi, dit Jupiter, deux Déesses puissantes,
Qui
promettoient aux Grecs des bontez si confiantes,
Ont
pu se démentir ? & Junon & Pallas
Oisives, ont laissé combattre Ménélas,
Dans
le temps que des jeux l'indolente Déesse
A,
pour sauver Pâris, oublié sa molesse !
Le
Troyen allait voir l'empire de Platon,
Si
Vénus n'eût plus fait que Pallas & Junon.
Consultons cependant, & que nôtre sagesse
Pese
icy les destins de Troye & de la Gréce.
Faut-il tromper encor, ou combler leurs souhaits ?
Prononçons ; auront-ils ou la guerre ou la paix ?
Ah !
que si comme moi, vous aimiez cette terre
Bien-tôt serait éteint le flambeau de la guerre ;
Et
laissant Ilion dans son premier repos,
La
fugitive Hélene itoit revoir Argos.
Là, Minerve & Junon frémissent de colère ;
De
Minerve pourtant le courroux sçait se taire.
Junon est moins timide ; & contre son époux,
Elle
laisse, en ces mots, éclater son courroux :
Quoi cruel ! Faudra-t-il que ta fierté jalouse,
Du
fruit de ses travaux prive ainsi ton épouse ?
Des
malheurs de Priam tu veux rompre le cours ;
Et
qui peut me déplaire est sur de ton secours.
Eh
bien, suis ton projet ; nous en suivrons un autre
Le
vainqueur des Titans n'est pas encor le nôtre.
Inflexible Junon y dit le maître des Dieux,
Priam, à cet excès, a-t-il blessé tes yeux ?
Quel
horrible attentat, quel sacrilège outrage,
A pû,
contre Ilion, t'inspirer cette rage ?
Au
plaisir de punir pourquoi s'abandonner ?
Ne
connoisions-nous plus celui de pardonner ?
J'ai juré, dit Junon la perte de Pergame ;
Souviens-toi que je suis & ta soeur & ta femme.
Rends ces augustes noms terribles aux humains :
Il y
va de ta gloire à servir mes desseins.
C'est à toi d'ordonner ce que Junon demande :
Dans
le Camp des Troyens que Minerve descende,
Qu'ils r'allument la guerre au mépris de leur foi.
Que
ce jour fasse voir ce que je puis sur toi.
Jupiter cède aux vœux de la fiere immortelle ;
Donne l'ordre. Minerve à peine l'attend-elle ;
Rapide elle descend, comme un astre fatal,
Qui
du courroux des Dieux, effroyable signal,
Précipité du Ciel, dans les mers vient s'éteindre ;
Faisant déjà sentir tous les maux qu'il fait craindre.
Qu'annoncent disoit-on, ces feux étincelans ?
Ramènent-ils le trouble & les combats sanglants ?
Toi,
qui du haut du Ciel, peses les destinées,
Ne
verrons-nous jamais nos peines terminées ?
Minerve cependant sous un front emprunté,
S'approche de Pandare, à l'arc si redouté,
Qui
des bords de l'AEsepe aux rives du Scamandre.
Allié des Troyens, est venu les défendre.
Aujourd'hui, dit Pallas, le fils de Licaon,
De
l'oubli du tombeau veut-il sauver son nom ?
Qu'il s'arme, qu'il choisisse une flèche homicide ;
Qu'au sein de Ménélas son adresse la guide ;
Qu'il lave nôtre honte, & mérite à ce prix,
L'hommage des Troyens & les dons de Pâris.
Veux-tu, sous ton effort, que nôtre ennemi tombe ?
Au
puissant Apollon promets une Hécatombe ;
Et
qu'aussi-tôt le trait que tu vas décocher,
Ne
laisse à Ménélas que l'honneur du bûcher.
Pandare, à ce discours, tente son premier crime,
Croit, perfide qu'il est, n'être que magnanime ;
L'intérêt de Pergame impose à sa raison,
Et
des traits de l'honneur, lui peint la trahison.
Il
s'arme de son arc ; d'une main infidelle
Prend la flèche fatale, aux deux Camps si mortelle :
Il
la pose sur l'arc, & sçait contre son corps,
En
ramener la corde avec de tels efforts,
Que
du trait qui la suit, la redoutable pointe,
Presqu’au sommet de l'arc en ce moment est jointe.
Au
Dieu qui l'instruisit ses vœux à peine offerts,
Le
traie parjure part, siffle & perce les airs :
Les Dieux veilloient sur toi, généreux fils d'Atrée ;
Minerve te sauva d'une mort assurée :
Ainsi que de son fils attendant le réveil,
Une
mere attentive assûre son sommeil ;
Et
pour des jours si chers sans relâche agitée,
Veille à parer des coups d'une abeille irritée.
Le
sacrilège trait, affoibli par Pallas,
Atteint, mais sans danger, le sein de Ménélas.
Le
sang en bouillonnant, coule de sa blessure ;
D'abord il en frémit & bien-tôt il se rassûre
Tandis qu’Agamemnon, en proye à ses frayeurs,
Aux
yeux même des Chefs, laisse échaper ses pleurs.
Cher Ménélas, dit-il, en embrassant son frere,
Avec
des cris garands d'une douleur amére,
Malheureux que je suis ! c'est moi, cher Ménélas,
C'est moi, qui trop crédule, ai hâté ton trépas.
Mais
du cruel mépris d'une sainte alliance,
Bien-tôt sur les Troyens va tomber la vangeance.
Le
sang de ces agneaux par ma main immolez,
Ce
vin offert aux Dieux, nos sermens redoublez,
Leurs mains serrant nos mains, gage d'un cœur sincere ;
Tout
va contr’eux du Ciel allumer la colere ;
Qu'ils n'esperent plus rien d'un tardif repentir ;
Ville, peuples & Roi, tout va s'anéantir.
Hélas ! ce châtiment que hâte en vain ma haine
Est
éloigné peut-être , & vôtre mort prochaine !
Les
Grecs vont demander de repasser les flots.
Eh !
de quel œil sans vous me reverroit Argos ?
Tout
m'y reprocheront de laisser votre cendre
Repose : sans honneur aux rives du Scamandre,
Où
l'orgueilleux Troyen de quelque affront nouveau,
Oseroit chaque jour, charger vôtre tombeau.
C'est-là, se diroient-ils, qu'est un des fils d'Atrée ;
Son
frere qui guida la Grèce conjurée,
En
fuyant nos efforts, l'a laissé dans ces lieux,
De
l'honneur d'Ilion monument glorieux.
Ah !
que plutôt icy m'embrase le tonnerre ;
Que
plutôt, tout vivant, m'engloutisse la terre ;
Qu'un affreux avenir épargne-moi l'horreur :
O
ciel , & que ma mort suffise à ta fureur.
Ménélas attendri de ces vives allarmes ;
Regrette moins son sang que de si cheres larmes ;
Console Agamemnon, l'assure en l'embrassant,
Que
le trait ne l'atteint que d'un coup impuissant ;
Qu'il n'est pas temps enfin que son ame allarmée ;
Aille, par ses douleur, décourager l'armée.
Rassuré par ces mots, le tendre Agamemnon
Dépêche Taltibie au sçavant Machaon.
Il
part, & de son Roi comblant bien-tôt l'attente,
Suivi de Machaon il rentre dans la tente.
Ce
Héros, d'Esculape avoit reçû le jour ;
Par
son art ennemi de l'infernale Cour,
Il
suspend à son gré le cizeau de la Parque,
Et
retire un mortel de la fatale barque.
Du sein de Ménélas le traie est arraché ;
L'eau détache le sang sur la playe épanché :
Puis
enfin d'une main toûjours prudente & sûre.
Le
divin Machaon applique à la blessure
Un
baume qu'Esculape avoit eu de Chiron,
Et
qui, plus d'une fois, a frustré l'Achéron.
Ces soins d'Agamemnon appaisent les allarmes ;
Les
Troyens cependant se mettent sous les armes
Rappellent les combats, sans fruit interrompus ;
Et
semblent s’applaudir de leurs sermens rompus.
Du
fils d'Atrée alors l'active vigilance
Va
répandre par-tout l'ardeur de la vangeance :
Il
fait suivre son char que guide Eurimédon ;
De
l'éloge ou du blâme employant l'aiguillon,
Il
rend les cœurs vaillants encor plus intrépides,
Et
fait peur de la honte aux cœurs les plus timides.
Mes amis, disoit-il, à tes braves guerriers
La
gloire vous appelle à de nouveaux lauriers.
Du
perfide Ilion venez vous rendre maîtres ;
Jupiter irrité va vous livrer des traîtres ;
Et,
juste prix des maux que vous avez soufferts,
Leurs femmes leurs ensans vont tomber dans vos fers.
Mais aux soldats chagrins du retour de la guerre,
Infames, disoit-il, vil rebut de la terre,
Quoi
! sans vous émouvoir, dévoüez au danger,
Vous
attendez les traits qui vont vous assieger !
Icy,
tels que des daims fatiguez & timides,
Vous
vous abandonnez à des terreurs stupides,
Tandis que l'ennemi par ses efforts nouveaux,
S'apprête à vous chasser jusques sur vos vaisseaux ?
N'avez-vous plus de bras, &c voulez-vous attendre
Qu'un Dieu s'arme pour vous qui n'ôsez-vous défendre ?
Parlant, il arrive au quartier des Crétois,
Qui
déjà, de leur Prince, exécutaient les loix,
Les
Cohortes déjà sous ses ordres armées,
De
l'ardeur de leurs Chefs paroissoient enflammées.
Roy de Crète, dit-il, toi qu'entre tous les Rois :
J'ai
toûjours distingué par d'honorables droits ;
Pour
prix de ta valeur, si ma reconnoissance
N'a
jamais entre nous souffert de différence,
J'attends le même zèle & les mêmes secours ;
Sois
encor aujourd'hui, ce que tu fus toûjours.
Ordonne, j'obéis ; répond Idomenée.
Soupçonnes-tu la foi que je t'en ai donnée ?
Crois-en, de mon devoir ; l'inviolable loi.
Cours r'animer des Grecs moins fideles que moi.
Va
de tous nos guerriers hâter la diligence ;
S'ils ont mes sentimens, sois sûr de ta vangeance.
Agamemnon charmé porte plus loin ses pas ;
Il
voit les deux Ajax r'animant leurs soldats,
Qui
prêts de s'immoler à l'honneur de la Gréce,
Du
reste de l'armée accusoient la paresse.
Qu'aux yeux d'Agamemnon ce spectacle fût doux ?
Les
conseils, leur dit-il, ne sont pas faits pour vous.
Il
passe ; & près de là, trouve le Roi de Pile,
Disposant ses soldats, vif ensemble & tranquille ;
A
leur teste rangez, ceux qui montent les chars,
Servent aux bataillons de mobiles ramparts.
De
fermes légions se placent les dernieres ;
Il
enserra au milieu les troupes moins guerrières,
Rend
la suite impossible à leur timidité,
Et
leur fait du courage, une nécessité.
Sur-tout il recommande une valeur réglée ;
Veut
qu'on garde ses rangs au fort de la mêlée,
Prescrit tous les moyens dont il a vû cent fois
Les
Héros d'un autre âge assurer leurs exploits.
Sage & vaillant Héros, dit le Chef de la Grèce
Que
ta force n'est-elle égale à ta sagesse !
De
ceux qu'un âge vert ne rend pas généreux,
Que
n'as tu la jeunesse, inutile pour eux !
Il est vrai dit Nestor ; mon impuissant courage,
Regrette ces secours qu'il recevoir de l'âge.
Jadis Euritalus tomba sous mes efforts ;
Que
ne suis je aujourd'hui tel que j'étois alors !
Mais
les Dieux à leur sort n'égalent point le nôtre :
Ils
nous sont acheter un bien au prix d'un autre.
Plus ardent autrefois, plus prudent aujourd'hui,
De
mes conseils, du moins, je te promets l'appui ;
De
ces jeunes guerriers je conduirai l'audace ;
Ils
lanceront les traits, j'en marquerai la place,
Et,
de l'expérience, éclairant la valeur,
Mon
âge employra bien l'avantage du leur.
Atride d'un regard anime encor son zèle,
Et
passe aux autres lieux où le besoin l'appelle
Il
trouve Menestée, & ses Athéniens,
Ulisse qui commande aux Céphaloniens :
Sans
soupçon de la guerre, alors renouvellée,
Tranquilles, ils comptoient sur la foi, violée.
Le
Chef impatient que surprend ce repos,
D'un
reproche indiscret, instille aux deux Héros :
Toi, fils d'un Roi fameux, toi trop prudent Ulisse,
Faut-il que du combat d'autres ouvrent la lice ?
Les
premiers aux conseils, estes-vous peu jaloux
D'avoir, au champ de Mars, l'honneur des premiers
coups ?
Partagez les lauriers que vos amis moissonnent ;
Ils
astendoient de vous l'exemple qu'ils vous donnent.
Il monte au front d'Ulisse une noble rougeur ;
Son
dépit sur le Roy jette un regard vangeur :
Insulte, qu'as-tu dit ? & par quelle imprudence,
Outrages-tu deux Rois armez pour ta défense ?
Eh
bien, dans le combat te mêlant avec nous,
Viens, si tu l'oses, viens observer tous nos coups.
D'Atride ce discours desarma la colère.
Mes
soins, lui répond-il, doivent-ils vous déplaire ?
Allez, sage Héros, courez nous secourir ;
C'est contre les Troyens qu'Ulisse doit s'aigrir.
Désormais plus d'honneurs, & plus de déference,
De
vos nouveaux exploits seront la récompense.
Diomede tranquille, se campé loin du bruit,
Du
serment violé n'étoit pas mieux instruit ;
Et
le fier Sténélus, près du fils de Tidée,
Joüissoit, comme lui, de la tréve accordée.
Ils
remettent le trouble au coeur d'Agamemnon ;
La
colère l'emporte encor sur la raison.
Qui l'eût crû leur dit il ! de la valeur d'un pere,
Le
tremblant Diomede aujourd'hui dégénère !
Songe-t-il donc à fuir quand, les Grecs sont aux mains ?
Ce
ne fut, pas ainsi qu'on vit aux champs Thébains,
L'intrépide Tidée, ami de la justice,
Contre un frere infidèle appuyer Polinice.
Mais
son fils est encor loin de lui ressembler ;
Et
ce n'est qu'en discours qu'il songe à l'égaler.
Dioméde en ressent une douleur amere ;
Son
respect cependant commande à sa colere,
Sténélus est plus fier : il ne peut réprimer
Le
généreux dépit qui le vient enflammer.
La vérité, dit-il, dément ce lâche outrage.
Dois-tu, toi que cent sois servit notre courage,
N'élever nos ayeux me pour nous avilir ?
Souviens toi des lauriers qu'on nous a vûs cueillir,
Quand à nos longs travaux les Dieux enfin prosperes,
Nous
livrerent ces murs où perirent nos pères :
Nous
les avons vangez, & de nos heureux coups,
Ceux
dont tu nous sais honte, auroient été jaloux.
Ami, dit Diomede imite mon silence :
Le
Roi nous encourage ; est-ce donc une offense ?
Respectons l'interêt qui l'anime aujourd'hui,
Et
ne lui répondons qu'en combattant pour lui.
Il
dit. Et tel alors que le Dieu de la Thrace,
Il
inspire à la fois la terreur & l'audace.
Ainsi qu'on voit tes flots par les vents agitez,
Et
s'élevant des mers, à bonds précipitez,
Brisez par les rochers qu'attaque en vain l'orage,
Revenir écumants inonder le rivage ;
Ainsi les rangs pressez des nombreux Argiens
Venoient pleins de fureur attaquer les Troyens.
Cependant l'attentive & ; prompte Obéissance
Prête à la voix des Chefs un fidèle silence ;
Le
soldat dont l'ardeur vient de se redoubler,
Impatient d'agir, dédaignoit de parler,
Effet bien différent d'un courage semblable !
Les
Troyens frappent l'air d'un bruit épouvantable ;
Et
s'animant l'un l'autre à de nouveaux exploits,
De
cent cris différents ne forment qu'une voix.
Pallas devant les Grecs fait briller son AEgide ;
Des
Troyens qu'il chérit, Mars lui-même est le guide ;
La
Terreur, la Discorde & l'âpre Soif du sang
Voloient sans s'arrêter sur l'un & l'autre Camp.
Par-tout en même temps on les eût vû paroitre :
La
Discorde sur-tout, qui, si prompte à s'accroître,
Naît
foible, mais bien-tôt remplissant tous les lieux,
A
les pieds sur la terre & le front dans les Cieux.
En ce moment fatal se joignent les armée,
D'une égale fureur l'une & l'autre animées ;
Déjà
les javelots volent de toutes parts ;
Le
choc des boucliers, le sifflement des dars,
Des
vainqueurs, des mourants, la clameur différente,
Porte au loin dans les airs l'horreur & l'épouvante ;
La
Mort éclaircissoit les épais bataillons,
Le
sang, à flots pressés, couloit dans les sillons,
Comme on voit un torrent du haut d'une montagne,
De
ses rapides eaux inonder la campagne.
De
moment en moment le choc est plus affreux :
Ils
paroissent cruels plutôt que généreux ;
L'un
sur l'autre acharnez, lions ardents de rage,
Ils
ne respirent plus que le sang, carnage ;
Dans
le meurtre chacun par le meurtre affermi,
Veut
payer de ses jours la mort d'un ennemi.
Mais enfin des Troyens la valeur affoiblie,
Sous
les efforts des Grecs déjà se lasse & plie :
Ils
étoient prêts de fuir, au moment qu'Apollon
Qui
voyoit le combat des ramparts d'Ilion,
Vole, prévient leur fuite ; & d'une voix puissante,
R’anime de leurs coeurs la vertu languissante.
Rassûrez-vous, dit-il, & défendez-vous, mieux ;
Si
vous ces mortels, les Grecs sont-ils des Dieux ?
Osez
à vos égaux disputer la victoire ;
Et
voyant le danger voyez aussi la gloire.
Mais
pourriez vous douter du succès de vos coups ?
Achille est loin des Grecs, & je suis près de vous.
A
la voix d'Apollon le Troyen se r'anime :
Il
se sent enflammer d'un dépit magnanime.
Pallas, de son côté, conserve aux Argiens
L'audace qu'Apollon vient de rendre aux Troyens.
L'ardeur de vaincre alors, ne connoit plus d'obstacles.
Dieux ! combien la valeur acheva de miracles !
Les
regards immortels qui suivoient ces combats.
Y
comptent des Héros autant que les soldats.