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LES LIBATIONS. |
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la
roche où ils étaient tous réunis : de même les âmes des morts font entendre un bruit semblable en voltigeant dans les ténèbres
et en suivant le bienveillant Mercure qui les conduit dans
les sombres sentiers.
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Hermès
conduit les âmes des prétendants aux Enfers |

Ils
s'entretenaient encore lorsque Mercure,
conduisant les
âmes
des prétendants tombés sous les
coups d'Ulysse, arriva
près
des héros. |
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Ulysse
rejoint son père |
Il trouve son père seul, occupé dans le verger
fertile à creuser la terre autour d'une plante : une tunique sale,
grossière et rapiécée couvrait son corps ; de pauvres cnémides
en cuir de bœuf entouraient ses jambes pour les préserver des épines ; sur ses mains étaient des gants, à cause des ronces, et,
pour compléter son vêtement de deuil, le vieux Laërte portait
sur la tête un bonnet de peau de chèvre.
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Laërte
reconnaît Ulysse |
A ces
paroles et à ces
indices,
le
vieillard
sent ses genoux
trembler
et son cœur défaillir ; car il vient de reconnaître son fils. Il
se
jette
en
chancelant dans les bras d'Ulysse, et le héros soutient
son
père prêt à s'évanouir.
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Le combat
final se prépare. |
Lorsque les convives
ont pris leur repas dans la demeure de
Laërte, l'ingénieux
Ulysse prend la parole et dit :
« Que
l'un
de nous aille voir si nos ennemis
ne marchent pas contre
nous. »
Un des fils de Dolius se lève, et du
seuil de la porte il voit tout le peuple qui s'avance. Aussitôt il crie
à Ulysse :
« Nos ennemis approchent ;
armons-nous promptement. »
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