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JEU
DE L'ARC. |
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inerve, la déesse aux yeux d'azur,
inspire à la
prudente Pénélope la pensée de
placer l'arc et les bagues dans le palais
d'Ulysse, et de proposer aux
prétendants cette fatale épreuve qui doit être cause
de leur
trépas. |
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Pénélope
amène l'arc. |
Lorsque Pénélope, la
plus noble des femmes, est arrivée
devant
la porte de la salle où sont renfermés les
trésors, elle s'arrête sur le
seuil de chêne qu'un artisan
habile
polit avec
soin,.....

..... En achevant ces
mots, elle ordonne à Eumée, de déposer l'arc
et le fer brillant
entre les mains des prétendants. Eumée prend cette arme ; |
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Liodés
essaye l'arc. |
Arrivé
sur le seuil de la porte,
il s'arrête et essaie de tendre l'arc ; mais il
ne peut y parvenir : ses mains
faibles et délicates sont bientôt
fatiguées.

« Mes amis, dit-il aux prétendants, je ne pourrai jamais tendre
l'arc ; qu'un autre l'essaie
à ma place. Mais je crains bien que cette
arme prive
de la force et de la vie un grand
nombre de vaillants guerriers ! |
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Ulysse
raconte la chasse et Eumée reconnaît la cicatrice. |
Regardez cette cicatrice
laissée par la blessure que me fit
jadis
un sanglier
aux dents d'ivoire lorsque je
chassais, sur les monts du Parnèse,
avec le fils d'Autolycus. »

En disant ces mots, il ouvre ses haillons et leur montre
la large cicatrice qu'il portait à
la jambe ; les deux pasteurs, en la
voyant, la reconnaissent aussitôt.
Alors, en pleurant, ils entourent
de leurs bras l'ingénieux Ulysse et
embrassent avec transport sa
tête et ses épaules. |
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Le tir
d'Ulysse |

Le héros, satisfait de cet augure,
prend une flèche légère qui était sur la table ( les autres
traits étaient encore dans le
carquois profond d'où ils ne devaient sortir
que pour la perte des prétendants)
; puis il saisit l'arc par le milieu
et attire le nerf placé sur
l'entaille de la flèche. |
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