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ULYSSE
RECONNAIT
TÉLÉMAQUE. |
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u lever
de l'Aurore, Ulysse et le noble
pasteur, tous deux assis dans la grotte, allument le bois, préparent
le repas et envoient aux
champs les bergers avec leurs
troupeaux. |
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Les pleurs
de Pénélope |

Le chef des pasteurs s'empresse de lui
répondre :
« Pénélope
demeure toujours dans son palais avec une patience
inébranlable ; ses
jours et ses nuits se consument dans les douleurs
et dans les larmes.
» |
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Je suis ton père |
L'intrépide
Ulysse lui répond aussitôt :
«
Télémaque, je ne suis pas un dieu. Pourquoi donc me comparer
à un immortel ? Je suis ton père, pour lequel tu as souffert de
nombreuses douleurs et supporté les outrages des hommes !
»
En disant ces mots, il embrasse son fils chéri ; les
larmes qu'il
avait
retenues depuis si longtemps s'échappent de ses paupières, coulent
le long de ses joues et tombent sur la terre. |
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Eumée
raconte les ordres de Télémaque |
Le chef des pasteurs s'approche ensuite de Pénélope, et lui raconte tout
ce que Télémaque l'avait
chargé de lui dire. Lorsque Eumée
a exécuté cet ordre, il s'éloigne du palais et retourne auprès
de ses troupeaux.
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Le
retour d'Eumée |
Eumée lui répond en ces termes :
« Je ne me suis
point informé de toutes ces choses en traversant
la ville ; tout mon
désir était de porter promptement mon message,
et de revenir ensuite ici. J'ai rencontré le héraut de vos
compagnons de voyage, un messager
rapide, qui le premier a porté
la nouvelle de votre arrivée à
votre chaste mère.

Ce que
je sais et ce qu'ont vu mes
propres yeux , c'est qu'à mon retour, étant déjà
loin de la ville et m'approchant de la colline de Mercure, j'ai
aperçu un vaisseau
chargé d'hommes, de lances et de boucliers
entrer dans le port.
J'ai
pensé que ce pouvait être la
troupe des prétendants ;
mais pourtant je ne puis l'assurer. |
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