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ÉVOCATION
DES MORTS. |
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orsque
nous sommes sur le
rivage , nous lançons notre
vaisseau à la mer, nous dressons
le mât, nous déployons
les voiles, et, après
avoir placé les brebis dans
notre esquif, nous y montons
nous-mêmes, accablés de
tristesse et en versant
d'abondantes larmes. |
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Rencontre
entre Ulysse et Tirésias |
Enfin l'âme du Thébain Tirésias s'avance en portant un sceptre d'or
;
ce héros me reconnaît
aussitôt et m'adresse ces paroles :
«
Illustre fils de Laërte, malheureux Ulysse, pourquoi as-tu quitté
la brillante lumière du soleil pour venir ici visiter les morts et
leur affreux séjour ? Éloigne-toi de ce fossé, retire ton glaive
aigu afin
que je boive le sang des victimes et que je te dise la vérité. »

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Poséidon
déguisé en fleuve séduit Tyro |
«
Femme, réjouis-toi de mon amour. Dans le cours de l'année
tu donneras
le jour à deux magnifiques enfants, car les voluptueuses
étreintes des dieux immortels ne sont jamais stériles. Tu nourriras
ces enfants et tu les élèveras
avec soin. Maintenant retourne
à ta demeure, garde le silence et ne me nomme point. Sache
pourtant que je suis Neptune, le dieu qui agite la terre.
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L'âme
d'Achille interpelle Ulysse |
«
Divin fils de Laërte, téméraire Ulysse, quel dessein plus grand
encore que tous ceux que tu as déjà conçus médites-tu donc en ton âme ?
Comment as-tu osé descendre dans ces ténébreuses demeures habitées
par les ombres insaisissables, par les images des hommes qui ne sont
plus ? »
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Le
supplice de Sisyphe |
Sisyphe, agité
par de cruels tourments, s'offre à mes regards
; il roule un énorme rocher et le pousse avec ses pieds
et
ses mains jusqu'au sommet d'une montagne.

Mais dès que la
roche est près d'atteindre à la cime, une force supérieure la
repousse en arrière
et l'impitoyable
pierre retombe de tout son poids
dans la plaine. Sisyphe recommence sans cesse à pousser la roche
avec effort, la sueur coule de ses membres, et des tourbillons
de poussière s'élèvent au-dessus de sa tête. |
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