Livre XI
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 ÉVOCATION DES MORTS.

 

orsque nous sommes sur le rivage , nous lançons notre vaisseau à la mer, nous dressons le mât, nous déployons les voiles, et, après avoir placé les brebis dans notre esquif, nous y montons nous-mêmes, accablés de tristesse et en versant d'abondantes larmes.

 
Rencontre entre Ulysse et Tirésias

Enfin l'âme du Thébain Tirésias s'avance en portant un sceptre d'or ; ce héros me reconnaît aussitôt et m'adresse ces paroles : « Illustre fils de Laërte, malheureux Ulysse, pourquoi as-tu quitté la brillante lumière du soleil pour venir ici visiter les morts et leur affreux séjour ? Éloigne-toi de ce fossé, retire ton glaive aigu afin que je boive le sang des victimes et que je te dise la vérité. »

 

 
Poséidon déguisé en fleuve séduit Tyro

 « Femme, réjouis-toi de mon amour. Dans le cours de l'année tu donneras le jour à deux magnifiques enfants, car les voluptueuses étreintes des dieux immortels ne sont jamais stériles. Tu nourriras ces  enfants et tu les élèveras avec  soin. Maintenant retourne à ta demeure, garde le silence et ne me nomme point. Sache pourtant que je suis Neptune, le dieu qui agite la terre.

 
L'âme d'Achille interpelle Ulysse

 « Divin fils de Laërte, téméraire Ulysse, quel dessein plus grand encore que tous ceux que tu as déjà conçus médites-tu donc en ton âme ? Comment as-tu osé descendre dans ces ténébreuses demeures habitées par les ombres insaisissables, par les images des hommes qui ne sont plus ? »

 
 Le supplice de Sisyphe

 Sisyphe, agité par de cruels tourments, s'offre à mes regards ; il roule un énorme rocher et le pousse avec ses pieds et ses mains jusqu'au sommet d'une montagne.

Mais dès que la roche est près d'atteindre à la cime, une force supérieure la repousse en arrière   et l'impitoyable pierre retombe de tout son poids dans la plaine. Sisyphe recommence sans cesse à pousser la roche avec effort, la sueur coule de ses membres, et des tourbillons de poussière s'élèvent au-dessus de sa tête.

 

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