Livre VIII
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 ULYSSE ET LES PHÉACIENS.

 

es que la matinale Aurore aux doigts de rose a brillé dans les cieux, le puissant Alcinoüs sort de son lit. Le divin Ulysse, le destructeur des villes, abandonne aussi sa couche....

 

Départ pour les Jeux

A ces mots Alcinoüs sort le premier, et tous les convives suivent ses pas. Un héraut suspend à une cheville la lyre harmonieuse et bruyante ; il prend Démodocus parla main, l'emmène hors du palais et le guide par la même route qu'avaient prise les chefs des Phéaciens pour aller admirer les jeux.

 
Ulysse lance le disque

 Ulysse, sans quitter son manteau, se lève et s'empare d'un disque plus grand, plus épais et plus pesant encore que ceux dont les Phéaciens s'étaient servis ; il le fait tourner avec rapidité et le lance d'une main vigoureuse.

 

Les amours de Vénus et Mars

 En disant ces mots, le dieu rompt les liens. — Dès que les deux divinités sont dégagées de leurs chaînes pesantes, elles se lèvent brusquement : Mars s'élance vers les contrées de la Thrace ; et Vénus au doux sourire se rend à Cypre, dans la ville de Paphos où elle possède un bois sacré et des autels chargés de parfums.

 
Démonocus raconte la chute de Troie

Démodocus chante ensuite comment les fils des Achéens, étant sortis du cheval, ravagèrent la ville de Troie ; il célèbre le courage de tous les héros qui détruisirent cette cité chérie, mais il glorifie surtout Ulysse qui,

 semblable au dieu Mars, marchait avec Ménélas vers les palais de Déiphobe, Ulysse, qui se précipitait dans les plus terribles mêlées et qui remporta la victoire, aidé par Minerve, la magnanime déesse.

 

 Les pleurs d'Ulysse

  Étranger, aurais-tu perdu devant  Ilion quelque parent, le mari de ta fille, le père de ton épouse, ceux enfin qui  nous sont le plus chers après notre sang et notre famille ?  Déplorerais-tu la mort d'un compagnon brave, généreux et dévoué : car il n'est point au-dessous d'un frère, celui qui, compagnon fidèle, est rempli de prudence ? »