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ULYSSE
ET LES PHÉACIENS. |
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es
que la matinale Aurore aux doigts
de rose a brillé dans les cieux,
le puissant Alcinoüs sort
de son lit. Le divin Ulysse,
le destructeur des villes,
abandonne aussi
sa couche....
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Départ pour les Jeux |
A ces mots Alcinoüs
sort le premier, et tous les convives suivent
ses pas. Un héraut suspend à une cheville la lyre harmonieuse
et bruyante ; il prend Démodocus
parla
main,
l'emmène
hors du palais et le guide par la
même route qu'avaient prise les
chefs des Phéaciens pour aller
admirer les jeux.
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Ulysse
lance le disque |

Ulysse,
sans quitter son manteau, se lève et s'empare
d'un
disque plus grand, plus épais
et plus pesant encore que ceux dont les Phéaciens
s'étaient servis ; il le fait tourner avec rapidité et le lance
d'une main vigoureuse. |
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Les amours de Vénus et
Mars |

En disant ces mots, le dieu rompt les liens.
— Dès que les deux divinités sont dégagées de leurs chaînes pesantes,
elles se lèvent brusquement : Mars s'élance vers les contrées de la
Thrace ; et Vénus au doux sourire se rend à Cypre, dans la ville de
Paphos où elle possède un bois sacré et des autels chargés de parfums.
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Démonocus
raconte la chute de Troie |
Démodocus chante ensuite
comment les fils des Achéens, étant sortis
du cheval, ravagèrent la ville de Troie ; il célèbre le courage
de tous les héros qui détruisirent cette cité chérie, mais il glorifie
surtout Ulysse qui,

semblable
au dieu Mars, marchait avec Ménélas
vers les palais de Déiphobe, Ulysse, qui se précipitait dans les
plus terribles mêlées et qui remporta la victoire, aidé par Minerve,
la magnanime déesse. |
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Les pleurs
d'Ulysse |
Étranger,
aurais-tu perdu devant Ilion
quelque parent, le mari de ta fille, le père de
ton épouse, ceux enfin qui nous
sont le plus chers après notre
sang et notre famille ?
Déplorerais-tu la mort d'un compagnon
brave,
généreux et dévoué : car il n'est
point au-dessous d'un frère,
celui qui, compagnon fidèle, est rempli de prudence ? »
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