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ARRIVÉE
D'ULYSSE CHEZ
ALCINOÜS. |
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divin et intrépide Ulysse suppliait
ainsi la déesse Minerve. Nausica
arrive à la ville sur le chariot
traîné par de fortes mules. |
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La
reine Arête |
Ainsi
la noble Arête est chérie par
ses enfants, par le roi Alcinoüs
lui-même, et par tous les Phéaciens qui la contemplent comme une déesse
et lui
adressent de
nombreuses bénédictions toutes les
fois qu'elle se promène par la ville. Jamais son esprit
n'a
manqué de prudence ; et par de
sages pensées elle termine
les querelles qui s'élèvent parmi les hommes.
Si cette reine a pour
toi quelque bienveillance, tu reverras bientôt
tes amis et ta terre natale.
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Repas
chez Alcinoüs |
Pontonoüs mêle le doux nectar dans le cratère ; puis il verse
le vin dans des coupes qu'il porte à ses lèvres,
et qu'il distribue
ensuite à tous les convives.

Quand ceux-ci ont bu et fait les
libations, Alcinoüs se lève et prononce ce discours :
« Princes et
chefs des Phéaciens, écoutez moi, pour que je
vous dise tout ce que
mon âme m'inspire. — Maintenant que le
repas est terminé,
retirez-vous dans vos demeures pour y goûter le
repos. |
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Un récit
d'Ulysse |
J'allais
toucher à la terre quand une
vague me jeta contre un immense rocher, dans un lieu stérile, et
là j'aurais été impitoyablement englouti si, me
retournant aussitôt, je n'eusse nagé
jusqu'aux rives de cette île.

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Les
phéaciens et la mer |
Ce pays est bien loin de nous, disent les Phéaciens qui l'ont
visité lorsqu'ils se rendirent
avec le blond Rhadamanthe auprès de
Tityus, fils de la Terre ; les
compagnons de Rhadamanthe firent sans fatigue ce trajet en un
jour ; puis ils revinrent
dans leurs demeures. Étranger,
tu jugeras toi-même de l'excellence de nos vaisseaux et de l'adresse
de nos jeunes nautoniers habiles à
frapper la mer avec la rame. »
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