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ARRIVÉE
D'ULYSSE CHEZ
LES PHÉACIENS. |
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e
divin
et intrépide Ulysse reposait
ses membres appesantis par
la fatigue et par le
sommeil, lorsque Minerve
arriva dans la ville des Phéaciens. |
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Le départ
de Nausica pour le lavoir |

Sa mère place dans une corbeille des
viandes de toute espèce, des mets délicieux, et verse du vin
dans une outre de peau de
chèvre ;
et
la reine lui donne une huile ondoyante contenue dans une fiole d'or
pour qu'après le bain elle puisse se parfumer avec les femmes
qui l'accompagnent. |
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Nausica découvre Ulysse |
Souillé par l'onde amère,
le héros leur apparaît si horrible qu'elles fuient de tous
côtés sur les roches élevées qui
bordent la mer. La fille d'Alcinoüs
seule reste en ces lieux : Minerve
a déposé dans l'âme de Nausica une audace nouvelle en bannissant
toute crainte de son cœur.

Tandis que la jeune
vierge s'arrête avec courage en face du
héros, Ulysse délibère en lui-même
s'il saisira les genoux de la
jeune fille,
ou,
se tenant éloigné, s'il la
suppliera par de douces paroles de lui enseigner le chemin de la
ville et de lui donner des
vêtements ; |
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Le bain
d'Ulysse |
Quand
il s'est baigné et qu'il
a répandu sur son corps l'huile odorante, il se revêt des habits que lui avait donnés la jeune vierge, libre encore du joug
de l'hymen.
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Le départ
vers la ville |
Nausica aux
bras blancs médite un autre projet. Elle plie les
vêtements, les place
sur le char, met sous le joug les mules aux
pieds vigoureux,
monte sur ce chariot, et encourage Ulysse par
ces paroles :
« Étranger, lève-toi
maintenant, et allons à la ville. Je vais
te conduire dans le palais de mon
père, où tu verras réunis les plus
illustres d'entre les
Phéaciens.....

.... En achevant ces
mots, Nausica pique les mules avec
son fouet
celles-ci
quittent les rives du fleuve et s'avancent rapidement
à travers les plaines en frappant en cadence la terre de
leurs pieds agiles |
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