Des
agiles chasseurs, des chiens impétueux
Quand
l'animal entend les pas tumultueux,
Tout
à coup, échappé de sa retraite obscure,
A
leur vue il paraît ; tous les poils de sa hure
Se
hérissent ; la flamme éclate dans ses yeux,
Et
d'un air menaçant il s'arrête près d'eux.
Ulysse
qui brandit sa longue et forte lance,
Brûle
de le frapper et le premier s'élance.
Le
monstre le prévient, s'avance obliquement,
Au-dessus
du genou, de colère écumant,
Lui
déchire la peau d'un coup de sa défense ;
Mais
l'os du choc mortel n'éprouve pas l'offense.
Dans
son épaule droite Ulysse furieux
De
la lance a plongé l'airain victorieux ;
La
pointe dans son corps s'enfonce tout entière ;
Le
monstre roule, tombe et meurt sur la poussière.