Tiens
! héraut, que soudain ta main obéissante
Porte
à Démodocus cette chair nourrissante.
Bien
que le sort me voue à des maux éternels,
Dis-lui
que je l'honore. Entre tous les mortels
Ses
pareils en effet méritent notre hommage ;
Une
muse divine inspire leur langage ;
Une
muse chérit la tribu des chanteurs.
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Tourné
vers le vieillard, Ulysse parle encore ;
C'est
toi, Démodocus ! toi qu'avant tous j'honore ;
Une
céleste Muse et peut-être Apollon
D'un
talent merveilleux te prodigua le don.