« Et
je meurs aujourd'hui d'un trépas ignoré. »
Comme
il finit ces mots, d'une chute subite
Une
vague en courroux sur lui se précipite.
Loin
de l'esquif penché le malheureux soudain
Tombe,
et le gouvernail s'échappe de sa main.
Tous
les vents, confondant leur mugissante baleine,
Brisent
le mât ; la voile et sa fidèle antenne
Ont
roulé dans la mer. Surchargé du monceau
Des
riches vêtements, présent de Calypso,
Long-temps
enseveli sous l'eau tumultueuse
Il
n'en peut surmonter la force impétueuse.
………………………………………….
Pourtant,
la belle Ino, la fille de Cadmus,
Sent
naître la pitié dans ses esprits émus.
«
Infortuné ! pourquoi de son puissant courroux
Neptune
sur ton front abaisse-t-il les coups?
Écoute
mes conseils : la sagesse t'anime.