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Thétis et ses
Neréides |
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Ayant ainsi parlé, elle quitta son fils et dît à ses sœurs de la mer :
-Rentrez à la hâte dans le large
sein de la mer, et retournez dans les demeures de notre vieux père, et
dites-lui tout ceci. Moi, je vais dans le vaste Olympos, auprès de l'illustre
ouvrier Hèphaïstos, afin de lui demander de belles armes splendides pour mon
fils.
Elle
parla ainsi, et les Néréides disparurent aussitôt sous l'eau de la mer, et la
Déesse Thétis aux pieds d'argent monta de nouveau dans l'Olympos, afin d'en
rapporter de belles et illustres armes pour son fils.
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Héra ordonne au
soleil de se coucher |
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Et la
vénérable Hèrè aux yeux de bœuf commanda à l'infatigable Hélios de
retourner aux sources d'Okéanos, et Hélios disparut à regret ; et
les divins Akhaiens mirent fin à la mêlée violente et à la guerre
lamentable. Et les Troiens, abandonnant aussi le rude combat,
délièrent les chevaux rapides, et ils s'assemblèrent pour l'agora,
avant le repas. |
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Thétis et Eurynome
recueillent Héphaïstos |
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Que de
douleurs j'eusse endurées alors, si Thétis, et Eurynomè, la fille d'Okéanos au reflux rapide, ne m'avaient reçu
dans leur sein ! Pour elles, dans leur grotte profonde, pendant neuf ans, je
forgeai mille ornements, des agrafes, des nœuds, des colliers et des bracelets.
Et l'immense Fleuve Okéanos murmurait autour de la grotte. Et elle n'était
connue ni des Dieux, ni des hommes, mais seulement de Thétis et d'Eurynomè qui
m'avaient sauvé. |
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Héphaïstos demande
à Thétis le motif de sa visite |
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Il mit une tunique, prit un sceptre énorme et sortit de la forge en boitant. Et
deux servantes soutenaient les pas du Roi.
Elles
étaient d'or, semblables aux vierges vivantes qui pensent et parlent, et que
les Dieux ont instruites. Soutenu par elles et marchant à pas lourds, il vint
s'asseoir auprès de Thétis, sur un thrône brillant. Et il prit les mains de
la Déesse et lui dit :
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