Chant I

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Évocation de la muse

Chante, Déesse, du Pèléide Akhilleus la colère désastreuse, qui de maux infinis accabla les Akhaiens, et précipita chez Aidès tant de fortes âmes de héros, livrés eux-mêmes en pâtures aux chiens et à tous les oiseaux carnassiers.

 

La colère d'Achille

Et tandis qu'il délibérait dans son âme et dans son esprit, et qu'il arrachait sa grande épée de la gaine, Athènè vint de l'Ouranos, car Hèrè aux bras blancs l'avait envoyée, aimant et protégeant les deux Rois.

 
L'enlèvement de Briséis

Ayant ainsi parlé, elle partit et laissa Akhilleus irrité dans son cœur au souvenir de la jeune femme à la belle ceinture qu'on lui avait enlevée par violence.

 
Thétis et Briaré

Et toi, Déesse, tu accourus, et tu le délivras de ses liens, en appelant dans le vaste Olympos le géant aux cent mains que les Dieux nomment Briaréos, et les hommes Aigaiôn. Et celui-ci était beaucoup plus fort que son père, et il s'assit, orgueilleux de sa gloire, auprès du Kroniôn ; et les Dieux heureux en furent épouvantés et n'enchaînèrent point Zeus.

 
Thétis supplie Zeus

Elle parla ainsi, et Zeus, qui amasse les nuées, ne répondit pas et resta longtemps muet. Et Thétis, ayant saisi  ses  genoux  qu'elle  tenait  embrassés,  dit  une seconde fois :            

      -Consens et promets avec sincérité, ou refuse-moi, car tu ne peux craindre rien. Que je sache si je suis la plus méprisée les Déesses !