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Évocation de la
muse |
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Chante, Déesse, du Pèléide Akhilleus la colère
désastreuse, qui de maux infinis accabla les Akhaiens, et précipita chez
Aidès tant de fortes âmes de héros, livrés eux-mêmes en pâtures aux chiens et
à tous les oiseaux carnassiers. |
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La colère d'Achille |
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Et tandis
qu'il délibérait dans son âme et dans son esprit, et qu'il arrachait
sa grande épée de la gaine, Athènè vint de l'Ouranos, car Hèrè aux bras
blancs l'avait envoyée, aimant et protégeant les deux Rois.
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L'enlèvement de
Briséis |
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Ayant ainsi
parlé, elle partit et laissa Akhilleus irrité dans son cœur au souvenir de
la jeune femme à la belle ceinture qu'on lui avait enlevée par violence.
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Thétis et Briaré |
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Et toi, Déesse, tu accourus, et tu le délivras de ses liens, en appelant dans
le vaste Olympos le géant aux cent mains que les Dieux nomment Briaréos, et
les hommes Aigaiôn. Et celui-ci était beaucoup plus fort que son père, et
il s'assit, orgueilleux de sa gloire, auprès du Kroniôn ; et les Dieux heureux
en furent épouvantés et n'enchaînèrent point Zeus. |
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Thétis supplie Zeus |
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Elle parla ainsi, et
Zeus, qui amasse les nuées, ne répondit pas et resta longtemps muet. Et
Thétis, ayant saisi ses
genoux qu'elle
tenait embrassés,
dit une seconde fois :
-Consens et promets avec sincérité, ou refuse-moi, car tu ne peux
craindre rien. Que je sache si je suis la plus méprisée les Déesses ! |
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