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ulysse.
— Fidèles équipages, le gros de notre
flotte va demeurer ici ; mais je vais prendre,
moi, mon navire et mes hommes ; je veux tâter ces gens et savoir ce qu'ils
sont, des bandits
sans justice, un peuple de sauvages ou des gens
accueil-lants qui respectent les dieux.
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Je
dis et, m'em-barquant, j'ordonne à l'équipage
d'em-barquer à son tour et de larguer l'amarre.
Mes gens sautent à bord et vont s'asseoir aux
bancs, puis, chacun en sa place, la rame bat le
flot qui blanchit sous les coups.
Nous eûmes vite atteint l'endroit, d'ailleurs
tout proche, où, sur le premier cap et dominant
la mer, s'offrait à nos
regards une haute caverne, ombragée de
lauriers. |
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Le voici qui revient, ramenant son trou-peau : il porte à pleine charge un
tas de branches mortes,
pour le feu du souper ; sous la voûte, il les
jette avec un tel fracas qu'éperdus, nous fuyons,
au fond de la caverne. |
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