Or, en les voyant fondre en
larmes, le fils de Cronos sur eux s'apitoya,
et aussitôt adressa ces paroles ailées
à Athéna :
— Mon enfant, tu délaisses
donc tout à fait ce guerrier valeureux. Ton cœur n'a-t-il plus aucun souci
d'Achille ? Assis devant ses nefs aux cornes relevées, ce héros pleure sur
son cher compagnon. Et, tandis que les autres vont prendre leur repas, lui
reste à jeun et sans être nourri. Va donc, et fais couler en sa poitrine le
nectar et la douce ambroisie, pour que la faim ne le
saisisse
pas.
»
