Chant XIX
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Achille

 

Or, en les voyant fondre en larmes, le fils de Cronos sur eux s'apitoya, et aussitôt adressa ces paroles ailées à Athéna :

    — Mon enfant, tu délaisses donc tout à fait ce guerrier valeureux. Ton cœur n'a-t-il plus aucun souci d'Achille ? Assis devant ses nefs aux cornes relevées, ce héros pleure sur son cher compagnon. Et, tandis que les autres vont prendre leur repas, lui reste à jeun et sans être nourri. Va donc, et fais couler en sa poitrine le nectar et la douce ambroisie, pour que la faim ne le saisisse pas. »