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Lorsque les
combattants de l'une et l'autre année furent avec leurs chefs mis en
rang de bataille, les Troyens s’avancèrent,
jetant cris et clameurs, comme des oiseaux. On aurait dit les
cris qui montent à la face du ciel, lorsque les grues, fuyant
l’hiver et les pluies excessives, volent en clamant
vers le cours de l'Océan, portant aux Pygmées le meurtre et
le trépas ; elles annoncent, dans la buée du matin, la funeste discorde.
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Ainsi parla-t-il. Les Achéens et les Troyens se réjouirent à
la
pensée que cette guerre déplorable allait se terminer. Ils arrêtèrent
leurs chevaux sur les lignes, descendirent de leurs chars, se
dépouillèrent de leurs armes, les mirent à terre, les unes près
des autres, car peu de champ se trouvait
entre les deux armées.
Hector
expédia deux hérauts vers la ville, pour promptement apporter les
agneaux et convoquer Priam. De son côté, le puissant
Agamemnon envoya Talthybios auprès des vaisseaux creux, lui
ordonnant d'apporter un agneau. Et le héraut ne désobéit pas au
divin Agamemnon.
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Ménélas
blesse Pâris |
Il dit ; et, brandissant sa pique à l'ombre longue, il la
projeta ; l'arme atteignit le bouclier arrondi du fils de Priam.
Elle pénétra dans le brillant bouclier la forte pique, et s'enfonça
dans la cuirasse habilement ouvrée. |
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Hélène
rejoint Pâris |
— Viens, Alexandre t'appelle et te demande de revenir chez toi.
Il t'attend dans sa chambre, sur le lit fait au tour, où sa beauté
reluit autant que sa parure. Tu ne dirais pas qu'il vient de combattre
un guerrier, mais qu'il s'en va danser, ou bien qu'il se repose, après
avoir dansé. »
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