Poursuite entre Hector et Achille. |

Hector
était toujours pressé et poursuivi par le rapide Achille. Comme, sur les
montagnes, un chien chasse le faon d'une biche, qu'il a levé de son gîte,
à travers coudes et vallons ; et si le faon, échappant à ses yeux, se
blottit sous un fourré, le chien, sur sa trace, court sans relâche,
jusqu'à ce qu'il le trouve ; ainsi Hector n'échappait pas au rapide fils
de Pelée. Chaque fois qu'il s'élançait vers les portes Dardaniennes,
afin de bondir tout droit au pied des remparts bien construits, pour voir
si, d'en haut, on le protégerait avec des traits, chaque fois Achille, le
devançant, le rabattait vers la plaine : car il volait toujours le plus
près de la ville. Comme, en un rêve, on ne peut poursuivre un fuyard :
l'un ne peut fuir l'autre, ni l'autre le poursuivre, ainsi l'un ne pouvait
atteindre l'autre de ses pieds, ni l'autre échapper. |
|
|