|
|
|
|
|
|
La
Valterie (1682) |
E
jour commencoit, lors quittant encore en Mer, ils virent de loin toutes
les marques d'un Sacrifice que les Pyliens
offroient à Neptune sur le rivage.
Ils touchèrent bien-tost le
port ; |
|
Dacier
(1712) |
|
Dacier (1712
corrigé français moderne 1882) |
|
|
Le soleil sortait du sein de l'onde, remontait au ciel et commençait à
dorer l'horizon, portant la lumière aux dieux immortels et aux hommes qui sont
répandus sur la surface de la terre, lorsque Télémaque arriva à la ville de
Nélée, à la célèbre Pylos. Les Pyliens offraient ce jour-là des sacrifices
sur le rivage de la mer, et immolaient des taureaux noirs à Neptune. Il y avait
neuf bancs, chacun de cinq cents hommes, et chaque banc avait pour sa part neuf
bœufs. Ils avaient déjà goûté aux entrailles et brûlé les cuisses des
victimes sur l'autel, lorsque le vaisseau arriva dans le port. On plie d'abord
les voiles ; on approche du rivage,
|
|
Bitaubé (1785) |
|
|
Le soleil sortait du majestueux empire de la mer, et, gravissant vers la voûte
éternelle des cieux, apportait la lumière aux immortels et aux frêles
humains répandus sur la terre féconde, quand Télémaque et ses compagnons arrivent aux murs dont Nélée
jeta les fondements, à l'heureuse Pylos. Les habitans des neuf villes de cette
contrée offraient sur le rivage, à Neptune couronné d'une chevelure
azurée, une hécatombe solennelle de taureaux noirs. Assise sur des
bancs de verdure, la multitude était partagée en neuf troupes ;
chacune, composée de cinq cents citoyens d'une de ces villes,
immolait neuf victimes. Déjà l'on avait goûté les entrailles, et
l'on allumait les offrandes en l'honneur de ce
dieu, lorsque ces étrangers arrivent : ils plient les voiles,
entrent dans le port, attachent les câbles et sortent du navire. |
|
|
|
Guiguet (1846) |
|
Pessonneaux (1850) |
|
|
Le Soleil, ayant quitté son lac d'une admirable beauté, s'élança
vers le ciel tout d'airain, pour éclairer les Immortels et les
hommes mortels répandus sur la terre féconde : c'est alors qu'ils
arrivèrent à Pylos, la ville bien bâtie de Nélée. Sur le rivage de la mer, les Pyliens
offraient en sacrifice à Neptune, aux cheveux azurés, des taureaux
entièrement noirs. Il y avait neuf bancs, sur chacun desquels
étaient assis cinquante personnes, et chaque groupe présentait neuf
taureaux. Ils avaient déjà mangé les entrailles, et brûlaient les
cuisses en l'honneur du dieu, lorsque les Ithaciens abordèrent
directement, carguèrent les voiles du navire, aux flancs égaux,
entrèrent dans le port et débarquèrent. |
|
Bareste (1843) |
|
Leconte de Lisle (1867) |
e soleil, abandonnant la mer majestueuse,
s'élevait dans le ciel à la voûte
d'airain pour éclairer les dieux éternels
et les mortels humains répandus
sur la terre fertile, quand ils
arrivèrent à Pylos, ville superbe du
roi Nélée. Les habitants de ces
contrées offraient sur le rivage un
sacrifice de taureaux noirs à Neptune
aux cheveux d'azur. Il
y avait neuf bancs contenant chacun cinq cents convives, et chaque
groupe avait immolé neuf taureaux.
On venait de goûter les entrailles, et l'on brûlait les cuisses des
victimes en l'honneur du dieu, lorsque les Ithaciens entrèrent
dans
le port. Ils plient les voiles,
attachent leur vaisseau sur le
rivage et descendent à terre.
|
|
Hèlios,
quittant son beau lac, monta dans l'Ouranos d’airain afin de porter la
lumière aux Immortels et aux hommes mortels sur la terre féconde. Et ils
arrivèrent à Pylos, la citadelle bien bâtie de Nèleus. Et les Pyliens, sur
le rivage de la mer, faisaient des sacrifices de taureaux entièrement noirs à
Poseidaôn aux cheveux bleus. Et il y avait neuf rangs de sièges, et sur chaque
rang cinq cents hommes étaient assis, et devant chaque rang il y avait neuf
taureaux égorgés.
Et
ils goûtaient les entrailles et ils brûlaient les cuisses pour le Dieu, quand
ceux d'Ithakè entrèrent dans le port, serrèrent les voiles de la nef égale, et,
l'ayant amarrée, en sortirent.
|
|
 |
Rochegrosse (1931) |
|
Bérard (1925) |
|
Dufour et Raison (1935) |
A PYLOS
Pendant
toute la nuit, et même après l'aurore, le navire fit route.
Quand
le soleil levant monta du lac splendide pour
éclairer les dieux au firmament de bronze, ainsi
que les mortels sur notre terre aux blés, Pylos
leur apparut, la ville de Nélée aux solides murailles. Sur la plage, on
offrait de noirs taureaux sans tache, en l'honneur de Celui qui ébranle le sol, du
dieu coiffé d'azur. Sur neuf rangées de
bancs, siégeaient les Pyliens, cinq cents hommes par rang, neuf taureaux
devant chaque. Ils avaient mis la dent aux premières grillades et faisaient,
pour le dieu, brûler les os des cuisses, lorsque le fin croiseur accosta
droit du large. L'équipage envoya et releva
les voiles, puis, en ramant, poussa vers la cale et prit terre.
|
|
Le
soleil se leva, quittant la mer splendide, et vint au firmament de
bronze éclairer les dieux immortels, et les mortels, par toute la
terre qui donne le blé. Ils arrivèrent alors à Pylos, la citadelle
bien bâtie de Nélée. Les Pyliens faisaient sur le rivage de la mer
un sacrifice de taureaux noirs à l'Ébranleur de la terre, le dieu
aux cheveux sombres. Il y avait neuf rangées de sièges et sur
chacune cinq cents hommes étaient assis, et devant eux étaient neuf
taureaux, un pour chaque groupe. Ils avaient mangé les viscères, et
on brûlait des morceaux de cuisses pour le dieu, quand arrivèrent
les compagnons, droit au rivage ; ils relevèrent et carguèrent les
voiles du vaisseau bien fait, et après l'avoir amarré, débarquèrent.
|
|
 |
Dussarthou (1943) |
|
|
|
|
 |
Chagall (1972) |
|
|
|
|