Rires et pleurs d'Andromaque
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Grec ancien  vers 482 à 484

ὣς εἰπὼν ἀλόχοιο φίλης ἐν χερσὶν ἔθηκε
παῖδ᾽ ἑόν· ἣ δ᾽ ἄρα μιν κηώδεϊ δέξατο κόλπωι
δακρυόεν γελάσασα· πόσις δ᾽ ἐλέησε νοήσας,

 

Salel (1545)

Apres ces motz, il livre promptement

Son Enfançon, qui fut subitement

Prins de la Mere : & le prenant ainsi

Il la vit rire & larmoyer aussi

Dont eu pitié, & pour la consoler,

D'elle s'approche, & la vint Accoller,

 

Dacier (1711)

En achevant ces mots il remet son fils entre les mains de sa chere Andromaque qui le reçoit avec un sourire meslé de larmes. Hector en est touché & l'embrassant avec toutes les marques d'une veritable tendresse,

 

Dubois de Rochefort (1782)  vers 483 à 486.

Il achevoit ces mots, &, le cœur attendri,

Dans les bras d'Andromaque il met ce fils chéri ;

Sa mère le reçoit : la joie & les larmes

Son époux voit sa peine, & veut sécher les larmes

 

Le Prince Lebrun (1785)

A ces mots, il remet son fils dans les bras de sa chère Andromaque ; elle le presse contre son sein, le sourire sur les lèvres & les pleurs dans les yeux.

Le héros, attendri, la caresse de la main :

 

Gin (1785)

Il dit, et remet son fils entre les bras de sa tendre épouse. Andromaque, baignée de larmes, le presse contre son sein. La joie et la pitié combattent dans l'ame d'Hector : accablant de caresses la triste Andromaque

 

Bitaubé (1810)

Il dit, et remet son fils entre les bras de son épouse chérie, qui le couche sur son sein odoriférant, et le regarde avec un sourire entremêlé de larmes. Ce spectacle attendrit le héros.

 

Dugas Montbel (1830)

Il dit, et remet son fils entre les mains de son épouse chérie, qui le reçoit dans son sein avec un sourire mêlé de pleurs.

 

Bignan (1830)

Andromaque, à ces mots, dans son sein parfumé

S'empresse d'accueillir son enfant bien-aimé,

Et sourit en pleurant ; ému de sa tristesse,

Le héros de la main doucement la caresse.

 

Bareste (1843)

Il dit, et remet son enfant dans les bras de son épouse chérie, qui le presse contre son sein avec un sourire mêlé de larmes. Le héros, vivement ému, la caresse de la main et lui adresse ces paroles :

 

Leconte de Lisle (1867)

Ayant ainsi parlé, il déposa son enfant entre les bras de sa femme bien-aimée, qui le reçut sur son sein parfumé, en pleurant et en souriant ; et le guerrier, voyant cela, la caressa de la main et lui dit :

 

Thouron (1870)

A ces mots, il lui rend son enfant bien-aimé,

Sa mère le reçoit sur son sein parfumé ;

Elle rit à la fois et pleure de tendresse ;

Hector, rempli d'émoi, de sa main la caresse :

 

Lagrandville (1871)

Après cette prière, il met son fils dans les mains de son épouse chérie, elle le reçoit sur son sein odoriférant, en souriant et laissant s'échapper des larmes. Son époux, l'ayant remarqué, en a compassion, il la caresse de la main, et lui dit :

 

Barbier (1884)

Le guerrier lui remet cet enfant bien-aimé :

La mère le reçoit en son sein parfumé

Avec un doux sourire où percent les tristesses ;

Le héros est ému ; les plus tendres caresses

 

Meunier (1943)

Ayant ainsi parlé, il remit son enfant entre les mains de son épouse chérie. Elle le reçut sur son sein parfumé, avec un sourire entremêlé de pleurs. L'époux s'en aperçut et la prit en pitié. De sa main alors il la caressa, prit la parole et dit en la nommant :